Vins de GALHAC

Les problèmes que doit affronter le vigneron :

1) D’une part depuis la fin du siècle dernier, tout vigneron se bat contre trois maladies difficiles : le mildiou, l’oïdium et le phylloxera. Ces maladies, inconnues précédemment, sont arrivées d’Amérique. Ce fut un effet de la mondialisation alors débutante. Les vieilles vignes européennes (Vitis vinifera) n’ont malheureusement que peu de moyen de défense contre ces maladies.

2) D’autre part et depuis la nuit des temps, le principal ennemi du vigneron est un champignon au nom savant de Botrytis Cinerea, qui n’est autre que la pourriture grise. Cette pourriture altère grandement la qualité des raisins et des vins, sauf dans quelques cas particuliers. On parle alors de pourriture noble.

3) Et enfin il doit aussi se méfier : des insectes, des araignées, des virus, des mauvaises herbes, etc. ..., comme tout paysan sur cette planète.

nos objectifs ?

la qualité du vin commence évidement par le sol mais bien sur la plante à aussi besoin d’eau, de soleil, d’aliment . comment entretenir le sol, quelle mode de conduite de la vigne adopter, comment proteger la plante des maladies. des choix opérés découlera une bonne expression du terroirs ou au contraire des raisins aux caractères moins affirmés.

Contrairement à l’agrobiologie, nous ne nous interdisons pas d’utiliser des produits chimiques de synthèse, mais nous essayons de raisonner leur emploi. Et cela d’autant plus qu’il faut savoir que le seul substitut aux produits de synthèse dans la lutte contre le mildiou est le sulfate de cuivre. Or le cuivre est metal lourd dont la toxicité est aujourd’hui prouvée de façon irréfutable sur la vie microbienne du sol.

par contre cela fait pratiquement trente ans que nous utilisons pas d’engrais chimique et très peu d’engrais minéraux.

 

respecter le terroirs à Brames-Aïgues, concrètement.

 

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1) au niveau du sol : un sol qui respire, un enherbement qui protège la biodiversité

Le sol est le garde-manger de la vigne. La qualité du vin dépend en premier lieu de la façon dont on laisse le terroir s’exprimer. Il faut donc respecter : la vie microbienne, les vers de terre, la structure du sol, les racines de la vigne etc. ...

Pour remplir ces objectifs, à Brames-Aïgues nous pratiquons l’enherbement naturel maîtrisé.

C’est à dire en premier lieu, pas de travail du sol avec des outils contondants tel que charrues, disques et autres pointes de herse. Ces outils favorisent par trop l’érosion , coupent les racines de la vigne, bousculent la vie microbienne : Un ver de terre coupé en deux cela ne fait pas deux vers de terre mais bien un cadavre !

Ensuite, nous pratiquons un désherbage, une ou deux fois maximum, sur toute ou partie de la surface selon les parcelles., avec un produit à action foliaire, non rémanent, non sélectif, et en utilisant un matériel spécial, qui permet de limiter les quantités de produit.

Enfin l’herbe est tondue en été à l’aide d’un gyrobroyeur spécial qui approche le pieds des souches.

2) au niveau du feuillage :

 

Les feuilles, organes de la photosynthèse, sont les fournisseurs d’énergie de la vigne. Elles produisent entre autre le sucre de raisin. Avoir un maximum de feuilles au soleil est donc l’objectif toujours premier. Il convient donc de les laisser se développer le plus possible tout en les protégeant des maladies qui les attaquent durement.

Donc en premier, lieu nous évitons les rognages et autres écimages intempestifs, réalisant juste le strict nécessaire pour que le maximum de feuilles voit le soleil. Les vignes de Brames-Aïgues ont de ce fait, un air de liberté un peu sauvage.

Ensuite , les traitement sont réalisés a l’aide de modèles informatiques qui permettent d’appréhender les risques de maladies en fonction de la météo et de réaliser le minimum de passages, en excluant les produits dont la toxicité est la plus importante, et en utilisant le plus possible et notamment contre l’oïdium, le soufre mouillable dont l’action bénéfique n’est plus à démontrer.

nous concentrons au mieux la pulvérisation sur le feuillage pour éviter au tant que possible la dissémination des produits

3) au niveau des raisins :

Obtenir des raisins avec une bonne maturité sans qu’ils soient altérés par la pourriture grise tel est l’exercice difficile des vignerons à chaque vendange.

Pour faciliter les choses, la prévention est l’élément le plus important. A Brames-Aïgues trois choses sont mises en avant :

Tout d’abord, dès la taille de la vigne, la souche est organisée de façon à obtenir une installation des grappes bien étalées et séparées les unes des autres. Au milieu de grappes trop agglomérées, l’humidité s’installe toujours et la pourriture suit immanquablement.

Ensuite, il faut éviter une végétation luxuriante au milieu de laquelle un micro climat ombragé et humide risque de s’installer par trop. Pour cela nous laissons l’herbe se développer dans les endroits les plus sensibles à la pourriture.

Enfin protéger le mieux possible les grappes des maladies autres, tel que le mildiou et l’oïdium qui sont des portes d’entrées très importantes de la pourriture. Pour cela les traitements sont dirigés en priorité sur la zone fructifère grâce à un enjambeur spécialement équipé, et d’autre part entre la floraison et la fermeture de la grappe un poudrage au souffre fleur ( souffre en poudre) est réalisé qui est particulièrement efficace pour tuer les germes au cœur des grappes.

Il reste ensuite le problème de savoir s’il faut oui ou non réaliser un traitement spécifique contre la pourriture, compte tenu du fait que les produits sur le marché ne sont pas forcement les plus innocents. Ils sont essentiellement préventifs et les modèles sont impuissant à nous aider dans le décision. Ainsi il est des années très sèches où ces traitements sont pratiquement inutiles et d’autres où on se mord les doigts de ne pas en avoir réalisé un.. à Brames-Aïgues, nous en réalisons un au maximum, et quelque fois pas du tout suivant la tournure que prend la météo, sachant que la décision est très difficile à prendre.

 

 

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